Aller au contenu

Comprendre les répéteurs

Cette page explique les idées derrière l’outil de configuration : ce que fait un répéteur, comment les portées et les régions décident où vont les messages, et ce que fait chaque commande de la liste de l’outil. Pas besoin de la lire d’abord : l’outil pose une question à la fois et explique chaque commande au fur et à mesure.

Ce qu’est un répéteur

Un répéteur relaie les messages pour qu’ils aillent plus loin.

C’est une radio MeshCore qui reste allumée au même endroit, idéalement en hauteur, sur un toit ou un mât. Personne n’y discute directement. Pour discuter, on utilise un appareil compagnon : la petite radio jumelée à l’application MeshCore sur un téléphone ou un ordinateur. Quand un répéteur entend un message, il peut le relayer, pour qu’il joigne des gens trop loin pour entendre l’appareil compagnon. Chaque répéteur qui relaie un message compte pour un saut.

Avant de relayer un message, un répéteur vérifie deux choses :

  • Le message porte-t-il l’étiquette d’un secteur qu’il dessert? C’est sa liste de régions qui en décide. Voir Les portées et les régions.
  • Le message est-il déjà allé trop loin? Après 16 sauts, plus aucun répéteur ne le relaie.

Tous les appareils des environs doivent utiliser les mêmes réglages radio, sinon ils ne s’entendent pas. La majeure partie du Canada utilise les réglages radio canadiens; certains groupes locaux ont les leurs.

Pour en configurer un, utilisez l’outil de configuration. Pour le matériel et l’emplacement, consultez les répéteurs recommandés et les options de montage.

Ce qu’est un répéteur observateur

Un répéteur observateur est un répéteur qui rapporte aussi ce qu’il entend à live.meshcore.ca, pour que tout le monde puisse voir l’état du réseau. Il lui faut le Wi-Fi pour ça.

C’est pourquoi il lui faut une carte ESP32 : les cartes nRF52 n’ont pas de Wi-Fi. Il utilise le micrologiciel d’observateur de l’outil de programmation des observateurs, sous MQTT Observer Firmware. Ses rapports passent par votre Wi-Fi jusqu’aux deux serveurs de MeshCore Canada, avec MQTT (une façon courante pour des appareils d’envoyer des rapports à un serveur).

Il fonctionne de l’une de ces deux façons :

  • Relayer et observer : un répéteur complet qui rapporte aussi ce qu’il entend. C’est le choix de la plupart des gens.
  • Écouter seulement : il rapporte ce qu’il entend à live.meshcore.ca, mais ne relaie jamais rien.

Dans les deux cas, il rapporte ce qu’il entend. L’écoute seule est utile à l’intérieur ou près d’un autre répéteur, là où relayer ne ferait qu’ajouter du bruit. Vous pourrez changer plus tard avec set repeat on ou set repeat off.

Le répéteur observateur n’est qu’un type d’observateur. D’autres utilisent RemoteTerm, Home Assistant ou un petit ordinateur branché à une radio : Configurer un observateur vous aide à choisir. Données d’observation et confidentialité explique ce que contiennent les rapports.

Les portées et les régions

Une portée est une étiquette sur un message qui indique jusqu’où il doit aller. Une liste de régions, ce sont les étiquettes qu’un répéteur accepte de relayer.

C’est toute l’idée. Par exemple :

  • Un message étiqueté ytr reste autour de Belleville. Les répéteurs de Quinte West ont ytr dans leur liste, donc ils le relaient. Ceux de Kingston ne l’ont pas, donc il s’arrête là.
  • Un message étiqueté on traverse l’Ontario, parce que tous les répéteurs de l’Ontario ont on dans leur liste.

Un code, deux noms

Les mêmes codes courts apparaissent à deux endroits :

  • Sur un message, l’étiquette est une portée. Vous la réglez sur votre appareil compagnon et sur chaque canal. L’application MeshCore l’appelle region scope.
  • Sur un répéteur, les étiquettes qu’il relaie sont ses régions, gardées dans sa liste de régions.

Une région, c’est aussi le secteur que dessert un répéteur. Les régions portent le nom du code d’aéroport le plus proche : Belleville est dans ytr, Quinte West. La région d’un répéteur décide quels messages il relaie.

Quelle est ma région?

L’outil de configuration la trouve à partir de la ville, de l’adresse ou des coordonnées où sera le répéteur, et la carte des régions les montre toutes. Les coordonnées ne sont envoyées à aucune recherche; une ville ou une adresse est cherchée avec l’outil de recherche de lieux du gouvernement du Canada (geo.ca).

  • Près d’une frontière provinciale, choisissez le côté où il se trouve vraiment. La région yow traverse la rivière des Outaouais : un répéteur d’Ottawa a yow et on, un répéteur de Gatineau yow et qc. Une adresse ou des coordonnées règlent la question.
  • Les villes d’une même région partagent son code. Ottawa et Gatineau sont toutes deux dans yow.
  • Aucune zone pour votre secteur? MeshMapper, la carte communautaire qui dessine le secteur de chaque région, ne couvre pas tout. La carte des régions montre alors plutôt une région initiale de MeshCore Canada.
  • Écrivez les codes en minuscules. Vous pouvez chercher YTR, mais sur les ondes, ytr et YTR sont deux étiquettes différentes.

Les cinq étiquettes

De la plus petite à la plus grande :

Étiquette Exemple Ce qu’elle couvre
Région ytr, yow, yhz Un secteur, nommé d’après son code d’aéroport
Province ou territoire on, qc, ns La province où se trouve le répéteur
Ontario + Québec onqc Les deux provinces, comme un seul réseau partagé
Canada can Tout le Canada. Dans chaque liste, pas encore utilisée
Amérique du Nord na Le Canada et les États-Unis. Dans chaque liste, pas encore utilisée

Un répéteur de Belleville a ytr, on, onqc, can et na. Un répéteur de Halifax a yhz, ns, can et na : onqc est réservée à l’Ontario et au Québec.

can et na sont dans chaque liste pour que des messages pancanadiens ou transfrontaliers puissent un jour fonctionner sans que personne ait à reconfigurer son répéteur. Ne les utilisez pas encore sur votre appareil compagnon ni dans vos canaux : à elles seules, elles ne permettent pas à un message d’atteindre une autre province ou un autre pays.

Chaque étiquette est indépendante. Les étiquettes vont de la plus petite à la plus grande, mais elles ne s’emboîtent pas : avoir on ne veut pas dire avoir ytr. Chaque étiquette doit être dans la liste séparément. C’est pourquoi l’outil de configuration met sur chaque répéteur toutes celles qui s’appliquent.

Comment un répéteur décide

Quand un message arrive à un répéteur, celui-ci compare son étiquette à sa liste :

  • L’étiquette est dans sa liste : il relaie le message.
  • L’étiquette n’est pas dans sa liste : il ne le relaie pas.
  • Aucune étiquette : le message compte comme *, l’étoile qui veut dire « sans étiquette ». Il est relayé seulement si * est permis, ce que font les répéteurs de ville et pas les répéteurs de bordure. Les anciennes applications envoient des messages sans étiquette, tout comme un appareil compagnon sans portée par défaut.
  • Trop de sauts : après 16 sauts, le message s’arrête, quelle que soit son étiquette.

La liste d’un répéteur de ville de Belleville contient *, ytr, on, onqc, can et na. Donc :

Message Étiquette Répéteur de ville de Belleville
Canal de test de Belleville ytr Le relaie
Premier message à une amie à Montréal onqc Le relaie
Quelqu’un avec une ancienne application aucune Le relaie
Canal de Kingston ygk Ne le relaie pas
Canal de tout le Québec qc Ne le relaie pas

Le répéteur entend quand même tous les messages : sa liste décide seulement lesquels il relaie. Votre appareil compagnon reçoit tout ce qui l’atteint.

Quelques pièges fréquents :

  • L’orthographe doit être exacte. ytr, YTR et quinte sont trois étiquettes différentes.
  • Seuls les messages qui se répandent sont vérifiés. Les messages de canal, et le premier message privé à un contact, se répandent par tous les répéteurs prêts à les relayer. C’est ce qu’on appelle une diffusion (flood). Dès qu’un message privé a un chemin connu, il suit ce chemin et les étiquettes ne comptent plus.
  • Un répéteur sans régions ne relaie que les messages sans étiquette. Un message étiqueté ne circule qu’une fois que les répéteurs du trajet ont son étiquette.
  • Une étiquette n’est ni un cadenas ni une clôture. N’importe qui peut mettre n’importe quelle étiquette sur un message, et elle ne vérifie pas où vous êtes. Elle indique seulement aux répéteurs s’ils doivent relayer le message.

Qui relaie quoi

Voici un bout de réseau entre Belleville et Kingston, avec un répéteur de bordure entre les deux :

  • Les répéteurs de ville de Belleville ont *, ytr, on, onqc, can et na.
  • Le répéteur de bordure a ytr, ygk, on, onqc, can et na, mais pas *.
  • Les répéteurs de ville de Kingston ont *, ygk, on, onqc, can et na.

Chaque répéteur relaie-t-il le message?

  • Sans étiquette, envoyé à Belleville : Belleville le relaie. Le répéteur de bordure ne le relaie pas, donc Kingston n’est pas atteint. Il reste autour de Belleville.
  • ytr, un canal de Belleville : Belleville et le répéteur de bordure le relaient. Les répéteurs de Kingston ne le relaient pas, donc il s’arrête là.
  • ygk, un canal de Kingston : le répéteur de bordure et Kingston le relaient. Belleville ne le relaie pas, donc il reste autour de Kingston.
  • on, un canal de l’Ontario : les trois le relaient, donc il va partout en Ontario.
  • onqc, la portée par défaut d’un compagnon : les trois le relaient, donc il va partout en Ontario et au Québec.

Cette liste montre quels répéteurs relaient un message, pas la couverture radio. Quiconque est à portée d’un répéteur entend quand même ce qu’il transmet, et un vrai réseau a plus de trajets que celui-ci.

Essayez : quelles villes une étiquette atteint-elle?

Cet exemple montre quels répéteurs de ville relaient un message, selon l’étiquette qu’on y met.

Pourquoi des codes d’aéroport?

  • MeshMapper les utilise déjà, par exemple ytr.meshmapper.net.
  • MeshCore les utilise déjà ailleurs, par exemple pour le code d’emplacement que chaque observateur transmet. D’autres noms seulement pour les régions ne feraient qu’ajouter de la confusion.
  • Aucun accent ni majuscule où se tromper. montréal, Montreal et montreal seraient trois étiquettes différentes.
  • Ils sont faciles à diviser plus tard. Si une ville veut un jour son propre secteur, elle peut prendre son propre code d’aéroport et garder sa province et onqc.

Le code désigne le secteur, pas l’aéroport. Les codes viennent de l’IATA, l’association du transport aérien qui attribue les codes d’aéroport. C’est pourquoi la carte parle de régions IATA.

Lire une ligne region def

Pas besoin de cette section pour configurer un répéteur : l’outil donne la ligne exacte. Elle aide quand vous voulez en lire une.

region def ytr|* on|* onqc|* can|* na

region def construit la liste du répéteur en une ligne. La commande ajoute chaque nom à son tour, et |* veut dire « revenir en haut » avant le suivant : les noms se retrouvent côte à côte, pas les uns dans les autres. Envoyez ensuite region pour voir la liste :

*^ F
 ytr F
 on F
 onqc F
 can F
 na F
  • F veut dire qu’il relaie ces messages.
  • La ligne * concerne les messages sans étiquette. Elle a F sur un répéteur de ville et pas de F sur un répéteur de bordure.
  • ^ marque sa région d’attache. Sur un nouveau répéteur, il est sur *. Vous pouvez l’ignorer.

region def ajoute seulement des noms. La commande ne retire jamais ceux qui sont déjà là : sur un répéteur déjà en service, les anciennes régions sont donc retirées d’abord. Voir Retirer les anciennes régions. Avant la version 1.16, le micrologiciel construit la même liste un nom par ligne. Voir Micrologiciels plus anciens.

Comment les messages trouvent leur chemin d’une ville à l’autre

Pas besoin d’entendre chaque répéteur du trajet pour écrire à quelqu’un d’une autre ville. Le premier message privé à un contact, avant qu’un chemin soit connu, se répand dans le réseau avec votre portée par défaut. La réponse qui indique le chemin à votre appareil compagnon revient avec la portée par défaut de votre contact. Ensuite, les messages suivent le chemin enregistré et les étiquettes ne comptent plus.

Les deux portées par défaut doivent donc être des étiquettes que les répéteurs entre les deux relaient. Les répéteurs configurés avec l’outil en Ontario et au Québec ont tous onqc : cette étiquette fonctionne entre Belleville et Montréal, dans les deux sens. Une étiquette de région comme ytr s’arrête au premier répéteur qui ne l’a pas, juste après Quinte West, et un message sans étiquette s’arrête au premier répéteur de bordure. C’est pourquoi les appareils compagnons ont une portée par défaut. Voir Portées des appareils compagnons.

Il faut quand même les coordonnées de votre contact et des liaisons radio fonctionnelles entre vous. La FAQ de MeshCore (en anglais) explique comment les chemins sont trouvés.

Ce que fait chaque réglage

L’outil de configuration explique chaque commande de sa liste en une phrase. Voici les mêmes explications, réunies au même endroit. Les exemples sont ceux d’un répéteur à Belleville, dont la région est ytr (Quinte West). Votre liste utilise votre propre ville, votre région et votre nom.

Vous collez les commandes une à la fois dans la Console de l’outil de programmation, ou vous les envoyez depuis la Command Line du répéteur dans l’application MeshCore. La plupart répondent OK. Les lignes avec des mots entre < et > sont à taper vous-même : l’outil ne demande jamais vos mots de passe, donc il ne peut pas les copier pour vous.

Réglages de base

set radio 910.525,62.5,7,5
Utilise les réglages radio canadiens : 910,525 MHz, 62,5 kHz, facteur d’étalement 7, taux de codage 5. Tous les appareils des environs doivent avoir les mêmes.
set radio 910.425,62.5,7,5

Utilise les réglages radio de BC Mesh : 910,425 MHz, 62,5 kHz, facteur d’étalement 7, taux de codage 5. Tous les appareils des environs doivent avoir les mêmes.

L’outil demande quels réglages utiliser seulement là où un groupe local, comme BC Mesh en Colombie-Britannique, a les siens.

Quand vous envoyez les commandes depuis votre téléphone, la ligne radio est retirée : changer les réglages radio depuis votre téléphone couperait la connexion que vous utilisez.

set name Belleville_R1

Le nom que les autres voient.

Limitez-le à environ 30 lettres (une lettre accentuée compte pour deux). Vous pouvez utiliser des espaces, mais pas [ ] \ : , ? * : le répéteur ne les accepte pas.

set lat 44.1628
Place le répéteur sur les cartes à l’endroit que vous avez choisi. Cette ligne règle la latitude.
set lon -77.3832

Cette ligne règle la longitude, pour que les cartes le placent à l’endroit que vous avez choisi.

L’outil affiche une carte avec une épingle là où vous avez dit qu’il sera installé. Faites-la glisser, touchez la carte ou tapez les coordonnées. La plupart des gens choisissent un endroit à une rue ou deux du répéteur. Cochez Désactiver l’emplacement et ces deux lignes disparaissent : les cartes ne l’afficheront pas.

password <votre nouveau mot de passe administrateur>
Règle le mot de passe administrateur qui vous servira à le gérer depuis l’application. Gardez-le dans votre gestionnaire de mots de passe.
password <votre nouveau mot de passe administrateur>, sur un répéteur déjà en service
Change le mot de passe administrateur. Si vous sautez cette ligne, le répéteur conserve l’actuel. Gardez le nouveau dans votre gestionnaire de mots de passe.

Réglages de MeshCore Canada

L’outil donne ces quatre réglages à chaque répéteur, pour que les répéteurs du réseau se comportent tous de la même façon. Une annonce (advert) est la façon dont un appareil signale aux autres qu’il existe. Ces réglages s’enregistrent d’eux-mêmes.

set path.hash.mode 2
Utilise des identifiants de répéteur plus longs (3 octets) dans la liste des répéteurs par lesquels un message est passé, pour que moins de répéteurs partagent le même identifiant.
set advert.interval 240
S’annonce toutes les 4 heures aux répéteurs qui l’entendent directement.
set flood.advert.interval 47
S’annonce dans l’ensemble du réseau maillé toutes les 47 heures.
set flood.max 16
Ne relaie jamais un message après 16 sauts (chaque répéteur qui le relaie compte pour un saut).

Portées

Les lignes de portée d’un répéteur de ville de Belleville, avec le micrologiciel 1.16 ou plus récent :

region def ytr|* on|* onqc|* can|* na
Relaie les messages qui portent une de ces étiquettes : Quinte West (ytr), Ontario (on), Ontario + Québec (onqc), Canada (can) et Amérique du Nord (na).
region allowf *
Relaie aussi les messages sans étiquette, comme le fait un répéteur de ville.
region denyf *

Ne relaie pas les messages sans étiquette, pour qu’ils restent dans leur région. C’est ce qui en fait un répéteur de bordure.

Un répéteur de bordure reçoit cette ligne au lieu de region allowf *.

region default ytr
Ajoute l’étiquette ytr aux annonces de ce répéteur.
region save
Enregistre les réglages de région.

Sauvegarder un répéteur en service

Un répéteur déjà en service a une identité : sa clé privée. Les autres appareils le reconnaissent par cette clé, et elle ne peut pas être recréée si elle est perdue. Avant de le programmer, sauvegardez-le :

  1. Notez son nom et son mot de passe administrateur.
  2. Pour sauvegarder sa clé privée, dans l’application MeshCore, ouvrez le répéteur depuis Contacts, connectez-vous comme administrateur, touchez Command Line et envoyez get prv.key. Ou branchez-le par USB, ouvrez la Console dans l’outil de programmation MeshCore et envoyez la même commande. Gardez la réponse dans votre gestionnaire de mots de passe et ne la collez jamais dans un endroit partagé.
  3. Ne l’effacez jamais dans l’outil de programmation.

Si la programmation l’efface quand même, par exemple quand vous passez au micrologiciel d’observateur, remettez la clé. Juste après la programmation, tant qu’il est encore branché, envoyez set prv.key <clé sauvegardée> dans la Console de l’outil de programmation, puis reboot. Remplacez <clé sauvegardée> par la clé que vous avez sauvegardée. Vous pouvez aussi le faire plus tard dans la Command Line de l’application si vous pouvez vous connecter comme administrateur ; sinon, branchez-le par USB et utilisez la Console de l’outil de programmation. Les deux commandes figurent dans la référence des commandes MeshCore (en anglais).

Ne partagez jamais la clé privée : quiconque l’a peut se faire passer pour votre répéteur.

Retirer les anciennes régions

Un répéteur déjà en service peut encore avoir des régions d’une ancienne configuration. region def ne les retire pas : la liste de l’outil les retire donc d’abord.

region
Affiche les régions qu’il a maintenant. Collez la réponse dans l’outil de configuration pour retirer les anciennes.
region remove ott
Retire l’ancienne région ott.
region home ytr

Fait de ytr sa région d’attache, puisque son ancienne région d’attache est retirée.

Cette ligne n’apparaît que si le symbole ^ de la région d’attache était sur une des anciennes régions.

L’outil retire d’abord les noms les plus en retrait et ne retire jamais *. Si region remove répond Err - not empty, un autre nom est encore en retrait sous celui-ci : retirez-le d’abord, puis réessayez. Err - not found veut dire qu’il est déjà retiré; ce n’est pas grave.

Depuis l’application, une longue réponse peut être tronquée. Si la liste semble coupée, ou si le répéteur a beaucoup de régions, lancez plutôt region par USB, dans la Console de l’outil de programmation.

Micrologiciels plus anciens

À partir de la version 1.16, le micrologiciel construit toute la liste avec une seule ligne region def. Les versions plus anciennes ajoutent un nom par ligne : ces lignes se répètent donc pour chaque étiquette.

Micrologiciel 1.15 :

region put ytr
Relaie les messages qui portent l’étiquette Quinte West (ytr).

Micrologiciel 1.14 :

region put ytr
Ajoute Quinte West (ytr) à sa liste de régions. Il ne relaie pas ces messages avant sa ligne region allowf.
region allowf ytr
Relaie les messages qui portent l’étiquette Quinte West (ytr).

La version 1.14 n’a pas de region default : les annonces du répéteur restent donc sans étiquette. La mise à jour en vaut la peine. Avant la version 1.14, les réglages de région ne fonctionnent pas : mettez d’abord le micrologiciel à jour.

Répéteur observateur

Ces lignes concernent seulement un répéteur observateur.

set mqtt.iata YTR

Indique à live.meshcore.ca de quelle région viennent ses rapports.

C’est le code de la région, en majuscules.

set wifi.powersave none
Garde le Wi-Fi éveillé pour que les rapports ne soient pas retardés.
set mqtt1.preset meshcore-ca-1
Envoie ses rapports au serveur principal de MeshCore Canada. Remplace ce qui se trouve dans l’emplacement MQTT 1, la première de ses connexions de serveur enregistrées.
set mqtt2.preset meshcore-ca-2

Envoie aussi ses rapports au serveur de secours de MeshCore Canada. Remplace ce qui se trouve dans l’emplacement MQTT 2, la deuxième de ses connexions de serveur enregistrées.

Si cette carte envoie déjà ses rapports à un autre réseau dans ces emplacements, utilisez plutôt Configure via USB dans l’outil de programmation des observateurs pour mettre MeshCore Canada dans des emplacements libres (3 à 6).

set mqtt.status on
Envoie un court rapport d’état à la connexion, puis régulièrement, pour que live.meshcore.ca l’affiche en ligne.
set mqtt.packets on
Rapporte les paquets (messages radio) qu’il entend. C’est l’essentiel de ce qu’il envoie aux serveurs.
set mqtt.raw off
N’envoie pas en plus une copie brute de chaque paquet. Les serveurs n’en ont pas besoin.
set mqtt.rx on
Inclut les paquets qu’il reçoit par radio.
set mqtt.tx advert
Parmi les paquets qu’il envoie lui-même, ne rapporte que ses propres annonces.
set bridge.enabled on
Active l’envoi par Wi-Fi. C’est l’interrupteur principal de tout ce qu’il rapporte.
set repeat on
Relaie aussi les messages, comme un répéteur complet.
set repeat off
Écoute seulement : ne relaie jamais de messages.
advert
S’annonce tout de suite, pour que les appareils à proximité le voient sans attendre.
set wifi.ssid <nom de votre Wi-Fi>
Votre réseau Wi-Fi 2,4 GHz. Tapez son nom exactement, sans guillemets.
set wifi.pwd <mot de passe de votre Wi-Fi>
Le mot de passe de votre Wi-Fi. Ne le collez jamais dans un endroit partagé.

Pour terminer

reboot
Redémarre pour que tous les réglages prennent effet.

Après le redémarrage, l’outil propose quelques vérifications, comme ver et region. Elles affichent seulement ses réglages. La seule exception est clock sync, qui règle son horloge d’après votre téléphone : après un redémarrage, son horloge est souvent fausse, et les téléphones peuvent ignorer ses annonces tant qu’elle n’est pas réglée. Envoyez-la depuis l’application MeshCore. Elle ne fonctionne pas depuis la Console : le répéteur y répond seulement que son horloge ne peut pas reculer.

Détection des boucles

L’outil ne change pas ce réglage. À partir de la version 1.14, le micrologiciel peut rejeter les paquets qui repassent sans cesse par le même répéteur, ce qui peut calmer une avalanche de paquets répétés. Changez-le seulement avec les opérateurs de votre secteur : notez la valeur actuelle avec get loop.detect, réglez-la, par exemple, avec set loop.detect moderate, et remettez l’ancienne valeur si des messages commencent à se perdre. Consultez la référence des commandes MeshCore (en anglais).

Répéteur de ville ou de bordure

Un répéteur de bordure entend régulièrement des répéteurs d’une autre région, par exemple entre Belleville et Kingston. Tous les autres sont des répéteurs de ville, même en périphérie. Les répéteurs de bordure empêchent les messages sans étiquette de déborder dans la région voisine.

La différence, c’est ce qu’ils font des messages sans étiquette :

  • Un répéteur de ville les relaie (region allowf *), pour que les gens des environs qui n’ont pas réglé de portée soient quand même entendus.
  • Un répéteur de bordure ne les relaie pas (region denyf *). Il a aussi les codes des régions voisines qu’il entend, pour que les messages étiquetés pour l’un ou l’autre côté passent.

Belleville, répéteur de ville :

region def ytr|* on|* onqc|* can|* na
region allowf *
region default ytr

Belleville, répéteur de bordure qui entend aussi Kingston (ygk) :

region def ytr|* ygk|* on|* onqc|* can|* na
region denyf *
region default ytr

Pourquoi c’est important

Sans répéteurs de bordure, chaque message sans étiquette se répandrait de ville en ville dans tout le réseau et occuperait les ondes partout. Les répéteurs de bordure gardent ces échanges locaux dans leur région, tandis que les messages étiquetés vont aussi loin que leur étiquette le permet.

Mon répéteur est-il un répéteur de bordure?

  • Être près d’une limite ne suffit pas. Ce qui compte, ce sont les répéteurs qu’il entend régulièrement.
  • Vérifiez ses voisins sur MeshMapper. Cliquez sur votre répéteur pour voir les répéteurs qu’il entend, avec la fréquence et la date des derniers échanges sur chaque liaison. Plusieurs voisins dans une autre région, entendus souvent et récemment, en font un répéteur de bordure. Une seule liaison vue quelques fois, ou pas depuis des semaines, ne compte pas.
  • Les villes qui partagent un code forment une seule région. Ottawa et Gatineau sont toutes deux dans yow : un répéteur entre les deux est un répéteur de ville.
  • Réfléchissez bien si c’est le seul répéteur du secteur. Un répéteur de bordure ne relaie pas les messages des gens des environs qui n’ont pas réglé de portée.
  • Tous les répéteurs qui relient les deux mêmes régions devraient être des répéteurs de bordure. Sinon, les messages sans étiquette contournent la bordure en passant par celui qui ne l’est pas.

Un répéteur de bordure liste les régions voisines qu’il entend régulièrement. Il relaiera aussi les messages étiquetés pour celles-ci. Elles sont facultatives : sans elles, il relaie quand même on, onqc et les autres étiquettes plus larges. L’outil liste d’abord les cinq régions les plus proches de votre répéteur, avec leur distance, et offre une case pour trouver une autre région.

Étiquettes partagées avec les États-Unis

Certains répéteurs sont reliés à un réseau des États-Unis. Pour eux, l’outil propose des portées convenues : des étiquettes que les opérateurs des deux côtés ont accepté de relayer. Il montre celles qui conviennent à votre province, chacune avec une courte description. Les répéteurs de ville comme de bordure peuvent les utiliser. Par exemple, onny sert aux répéteurs qui relient l’Ontario et l’État de New York.

Vous pouvez aussi cocher Une autre portée convenue avec un réseau de l’autre côté de la frontière, pour tout répéteur, dans n’importe quelle province. Tapez le nom de la portée exactement comme vous l’avez convenu ensemble (lettres minuscules, chiffres et tirets).

Cochez-en un seulement si ce répéteur est relié à ce réseau et que ses opérateurs sont d’accord. Dans le doute, laissez-les décochés.

Vous utilisez une portée transfrontalière qui n’est pas dans la liste? Partagez-la avec nous pour qu’on l’ajoute à l’outil.

Encore trop de bruit?

Si les messages sans étiquette restent trop nombreux dans une région, les répéteurs peuvent aussi limiter leur parcours avec set flood.max.unscoped 3. Les messages étiquetés gardent la limite de 16 sauts. L’outil n’ajoute pas cette ligne : utilisez-la seulement si les opérateurs de votre secteur sont d’accord.

Portées des appareils compagnons

Votre appareil compagnon met une portée sur ce que vous envoyez. Chaque canal peut avoir la sienne, et tout le reste utilise votre portée par défaut.

Réglez dès maintenant votre portée par défaut

Les répéteurs configurés avec l’outil de configuration de meshcore.ca relaient les messages selon leur portée. Les répéteurs de bordure ne relaient pas les messages sans portée : sans portée par défaut, vos messages risquent de ne pas dépasser votre secteur.

  • Ontario ou Québec : utilisez onqc.
  • Ailleurs : utilisez le code de votre province, comme ns ou bc, sauf si votre communauté a convenu d’autre chose.

Dans l’application MeshCore, version 1.43 ou plus récente, ce réglage se trouve sous Settings → Network Settings → Default Region Scope. Le guide de l’appareil compagnon montre chaque étape avec des captures d’écran.

Pourquoi onqc? On ne peut pas donner sa propre portée à un seul message privé. Le premier message à un contact utilise votre portée par défaut, et la réponse qui établit le chemin utilise celle de votre contact (voir Comment les messages trouvent leur chemin d’une ville à l’autre). onqc est relayée dans les deux provinces : elle fonctionne donc entre n’importe quelles villes de l’Ontario et du Québec. Ailleurs, aucune étiquette n’est partagée entre provinces : le code de votre province est donc la plus large en usage. N’utilisez pas encore can ni na.

Donner une portée à un canal

Un canal sans portée propre utilise votre portée par défaut. Pour donner sa propre portée à un canal, choisissez son étiquette dans ce tableau, puis suivez les étapes ci-dessous.

Canal Portée
Public onqc en Ontario et au Québec; le code de votre province ailleurs
Canaux de test, comme #testing Votre région, par exemple ytr
Canaux de robots, comme #bots Votre région
Vos propres canaux Votre région, votre province ou onqc, selon l’entente entre les personnes qui les utilisent

Faites-le pour chaque canal. Les captures d’écran règlent #testing sur yow; utilisez plutôt votre propre étiquette.

  1. Touchez Channels dans la barre du bas et ouvrez le canal.

    Liste des canaux avec Public en haut

  2. Touchez ⋮ en haut à droite et choisissez Set Region Scope.

    Menu du canal #testing avec Set Region Scope

  3. Si votre étiquette n’est pas dans la liste, touchez +, tapez-la (par exemple yow) et touchez le crochet.

    Écran Add Region avec yow tapé

  4. Si vous en avez ajouté une, vous verrez Region has been added! Touchez votre étiquette pour la sélectionner.

    Liste Select Region avec onqc et yow et le message Region has been added

  5. L’en-tête affiche maintenant Region: yow. Seuls les répéteurs qui ont cette étiquette dans leur liste de régions relaient les messages de ce canal.

    En-tête du canal #testing affichant Region: yow

Les messages avec portée sont un peu plus courts : l’application permet moins de caractères par message. Sur Public, la limite est passée de 137 à 127 caractères lors de nos essais.

Robots et MeshMapper

Les robots et MeshMapper utilisent l’étiquette de leur région, comme ytr, pour que leurs messages restent dans leur secteur.

  • Robots : sur l’appareil compagnon du robot, réglez Default Region Scope sur le code de votre région, de la même façon que ci-dessus. Réglez aussi sur votre région les canaux où il publie.
  • MeshMapper : utilisez le code de votre région comme portée pour ses messages.

Un message étiqueté ne passe que par les répéteurs qui ont son étiquette : vérifiez donc que les répéteurs autour de vous ont été configurés avec elle.

Régions initiales

Là où MeshMapper n’a pas encore de zone, MeshCore Canada comble le vide avec une région initiale. Les régions initiales utilisent de vrais codes d’aéroport et fonctionnent comme les autres régions, mais ce ne sont pas des zones MeshMapper, et elles ne garantissent aucune couverture radio. La carte les trace avec des contours dorés en pointillé. Vérifiez auprès des opérateurs de votre secteur avant de vous y fier.

Secteur Région Origine du code
Île-du-Prince-Édouard yyg Charlottetown
Terre-Neuve yyt Saint-Jean
Labrador yyr Happy Valley–Goose Bay
Yukon yxy Whitehorse
Territoires du Nord-Ouest yzf Yellowknife
Nunavut yfb Iqaluit

Dans les autres provinces, ces pôles comblent les espaces restants :

Province Régions initiales
C.-B. ylw Kelowna, yxs Prince George, yxt Terrace, yxc Cranbrook
Alb. ymm Fort McMurray, yqu Grande Prairie
Sask. yxe Saskatoon, yqr Regina
Man. ybr Brandon, yth Thompson, yyq Churchill
Ont. ysb Sudbury, yam Sault-Sainte-Marie, yts Timmins, yqk Kenora
Qc yvo Val-d’Or, yzv Sept-Îles, yvp Kuujjuaq
N.-B. yqm Moncton, yfc Fredericton
N.-É. yqi Yarmouth

Les terres qu’aucune région ne couvre vont au centre régional le plus proche dans leur province : une région MeshMapper ou un des pôles ci-dessus.

Un répéteur à Charlottetown a yyg, pe, can et na; un répéteur à Whitehorse a yxy, yt, can et na. Ni l’un ni l’autre n’utilise onqc. L’outil de configuration donne les commandes.

Extensions proposées

Un espace juste à côté d’une région MeshMapper peut reprendre son code comme extension proposée. Par exemple, le point 43.8678, -81.2619 près de Wingham est dans ykf, pas dans ysb (Sudbury). Goderich est dans yxu, et Kincardine dans ylk.

Les extensions sont des surfaces distinctes en pointillé sur la carte. Elles ne changent pas les zones de MeshMapper, et la carte indique quel genre de surface contient votre point. Comme les régions initiales, elles doivent être revues localement et ne représentent pas la couverture radio mesurée.

Les régions initiales et les extensions sont de grands points de départ, pas la promesse que des villes éloignées peuvent s’entendre. Les zones de MeshMapper ont toujours priorité : demandez dans MeshMapper l’ajout ou la modification d’une zone. Pour proposer un changement à une région initiale ou à une extension, envoyez une proposition communautaire.

Les contours suivent les limites des provinces et des territoires de Statistique Canada. Le Labrador correspond aux divisions de recensement 10 et 11; Terre-Neuve couvre le reste de la province.

Sources